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Naissance d’une Cité .
19 mars, 2011, 14:56
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Discours du Trentenaire

1966 – 1997

 

Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, Messieurs les Parlementaires, Messieurs les Conseillers Régionaux, Messieurs les Conseillers Généraux, Messieurs les Maires, Mon Colonel, Mesdames et Messieurs les Elus,  Monsieur le Vicaire Général, Monsieur le Curé, Messieurs les Responsables des Administrations locales, 

Toute la population, le Conseil Municipal et son Maire sont très honorés et très heureux de vous accueillir aujourd’hui à l’occasion de la célébration du Trentenaire de CARNOUX-en-PROVENCE .

Votre présence Mesdames et Messieurs témoigne de l’intérêt que vous portez à notre belle Cité .

Pourquoi fêter nos 30 ans ? Tout simplement parce qu’il a fallu toutes ces années pour que Carnoux atteigne en cette fin de siècle, à l’aube du 3ième millénaire son Âge mur, son équilibre urbain et son équilibre démographique. En ce jour anniversaire son histoire mérite d’être contée. Carnoux a été un acte de foi. Il fallait vraiment y croire et le vouloir.

Aujourd’hui quand on arrive à Carnoux après avoir franchi le Pont des Barles, on est tout de suite surpris par son entrée verdoyante et par l’ensemble accueillant des constructions neuves qui s’étagent harmonieusement dans le vallon et sur ses pentes entre 250 et 350 mètres d’altitude. On ne soupçonne pas, faute d’y prêter attention sans doute, les importants travaux de viabilité et d’équipements collectifs qui ont été réalisés.

Dans les années cinquante, le lieu-dit Carnoux ne comptait autour d’une bastide du 18ième siècle qu’un petit vignoble, quelques arbres fruitiers, une pinède clairsemée, des étendues de garrigues, d’argeiras, et de roches coupantes. Sous un soleil de plomb, ce coin oublié de France était quasi désertique, brûlé, calciné.

Alors pour comprendre cette belle aventure, cette saga de pionniers qu’on aurait tendance à croire irréalisable de nos jours, cette fabuleuse réussite, la naissance d’une cité, il faut se reporter dans les années 56 / 57 .

A cette époque le Maroc devenu indépendant, beaucoup de français envisagèrent de regagner la Métropole. Un groupe se constitue à Casablanca et part à la recherche d’un coin de France susceptible de recevoir ces français. Un coin de France rappelant le pays où ils ont vécu.

La Provence a depuis longtemps, depuis toujours la réputation d’être une terre d’accueil.

Ces français du Maroc s’installèrent donc, après l’avoir acheté, dans ce vallon désertique et abandonné. Ils y amenèrent en priorité l’eau : source de vie.

Sans aucune aide financière, groupés au sein d’une Coopérative Immobilière ( la CIF : Coopérative Immobilière Française ) s’inspirant de l’exemple du Maréchal Lyautey, illustre Bâtisseur et Administrateur, ayant à leur tête un homme énergique et déterminé, Emilien Prophète, au nom prédestiné, ils réalisent rapidement (le premier coup de pioche a été donné fin 1958) la majeure partie de l’infrastructure actuelle, permettant ainsi aux premiers habitants de s’installer dans des conditions normales, acceptables.

Jusqu’à la création de la Commune en 1966, Carnoux a donc été entièrement réalisé par la CIF, c’est-à-dire par les carnussiens eux-mêmes, sans aucune subvention de l’Etat.

Petit à petit l’attrait de ce groupe d’habitations modernes, équipé par des français « ces fadas » venus du Maroc, avec le tout à l’égout, le gaz, l’électricité, le téléphone, ne tarda pas à attirer d’autres français évincés de leur terre natale. Après les tragiques évènements qui amenèrent l’Algérie à son indépendance, nombreux de nos compatriotes meurtris et désemparés sont venus chercher un refuge dans le sud de la France.

C’est ainsi qu’à partir de 1962 Carnoux s’apprête aussi à accueillir chaleureusement les français d’Algérie. En 1963 une cinquantaine de familles s’installent dans un immeuble dit « des rapatriés » spécialement construit à leur intention. Ce premier noyau incita d’autres groupes d’Algérie, de Tunisie, d’Outre-mer, à venir les rejoindre constituant ainsi un important apport à la Communauté en voie de formation.

A partir de 1970 les métropolitains séduits par l’attrait et le pittoresque de notre cité commencent eux aussi à s’y installer. Alors que dans les Bouches du Rhône au cours de ces trente dernières années le nombre d’habitants progresse de 20 % Carnoux voit sa population augmenter de près de 200 %. Une progression spectaculaire.

Aujourd’hui Carnoux compte plus de 7.000 habitants venus de tous les horizons. A l’exemple de la Provence, Carnoux est le creuset où se retrouvent des hommes et des femmes d’origines très diverses. Sa population est un amalgame heureux de toutes ces différences. Composée au début en majorité de retraités, les moins de 20 ans représentent aujourd’hui plus de 30 % de la population.

Que d’étapes franchies en 30 ans. Carnoux-en-Provence, comme vous le savez, est la 119ième et dernière née des communes des Bouches du Rhône.

Mais comment en était-on arrivé là !

Très brièvement je voudrais en ce jour anniversaire, vous retracer les premières étapes qui ont abouti à la création de notre commune , à notre autonomie. Il faut tout d’abord savoir que la procédure d’érection en commune est décidé par le Préfet au moyen d’un arrêté prescrivant une enquête …

…de Commodo-Incommodo permettant aux populations de donner leur avis. Il a fallu trois enquêtes pour en arriver à notre indépendance.

Dès 1960, monsieur Emilien PROPHETE, Président de la CIF demande au Préfet de procéder à une enquête.

L’arrêté préfectoral prescrivant la première enquête afin de recueillir l’avis de la population sur les avantages et les inconvénients que pouvaient représenter l’érection de Carnoux-en-Provence en commune distincte a été signé le 26 novembre 1960 .

Une commission syndicale, prévue par les textes, appelée à exprimer son avis sur l’érection de Carnoux en commune est élue le 19 mars 1961 , soit quatre mois après.

Cinq candidats obtinrent la majorité absolue des voix : MM. Gilbert Cabanieu, vice-président de la CIF,François Labbat , Fernand Claudel , Alexis Gravallon et Henri Vialet .

La commune de Roquefort-la-Bédoule, sur laquelle était presque entièrement implantée le groupe d’habitations, par délibération de son conseil municipal, en date du 19 novembre 1961, a donné un avis favorable à l’érection de Carnoux en commune distincte, rappelant que le but du projet initial de la CIF, dans l’esprit des constructeurs , était bien l’érection en commune distincte.

Le maire monsieur AIMONETO s’étant opposé dans un premier temps à la construction du groupe d’habitations, ne pouvait dans la suite logique des évènements que donner un avis favorable. Il était donc tout disposé à céder une superficie de son territoire à Carnoux.

De son côté, le conseil municipal d’Aubagne présidé par son maire monsieur CHOUQUET devait également donner un avis favorable au cours de sa séance du 2 octobre 1961 mais refusait d’amputer son territoire .

Les démarches entreprises auprès de Cassis n’aboutirent pas. Le maire AGOSTINI ayant refusé catégoriquement son aide , refusant de céder ne serait-ce qu’un mètre carré .

Cette première enquête n’eut aucune suite, en raison notamment des difficultés qu’avait soulevé la définition des limites de la future commune et non pas l’étude prévisionnelle de son équilibre budgétaire.

La réalisation progressive de l’ensemble immobilier nécessitant impérativement l’intervention des Pouvoirs Publics en vue de satisfaire les besoins croissants de la population ( ordures ménagères, écoles, distribution du courrier, etc. …) un deuxième arrêté préfectoral est signé le 27 juillet 1963 (soit environ deux ans après le 1er arrêté) . A l’initiative du Préfet, cette deuxième enquête prescrivait non plus l’érection de Carnoux en commune distincte, mais prescrivait une enquête dans la commune de Roquefort-la-Bédoule sur un projet de modification de ses limites territoriales. Roquefort-la-Bédoule cédant du terrain à Aubagne, de telle sorte que le groupe d’habitations devenait aubagnais.

Le problème de Carnoux pouvant être ainsi résolu.

Mais dès l’annonce de l’ouverture de cette deuxième enquête, plusieurs habitants de Carnoux protestant contre le rattachement de leur agglomération à la commune d’Aubagne, au cours d’une réunion houleuse, dans une atmosphère passionnée, élisent à mains levées : le 16 août 1963 ( soit un mois après la signature de l’arrêté ) un comité composé de :  MM Ignace Heinrich , Président, Laforet, Faure, Calandra et Maître Bonan

C’était ce qu’on a appelé à l’époque «  le comité des cinq » lequel lança un appel à la population pour l’inviter à venir signer une pétition en vue d’aboutir à l’autonomie administrative de Carnoux.

De nombreuses personnalités politiques notamment les maires d’Aubagne et de Roquefort-la-Bédoule soutiennent l’action des Carnussiens représentée par le comité des Cinq. Une campagne de presse appuie favorablement le mouvement en rappelant que la préfecture a décidé d’ouvrir une deuxième enquête avant même que les résultats de la première enquête de 1960 soient connus et publiés.

Devant tant d’opposition et d’agitation la deuxième enquête est abandonnée. Il est certain que sans l’opposition quasi unanime de la population, entraînée par quelques hommes farouchement déterminés, dont Melchior Calandra, aujourd’hui mon adjoint à la communication, Ignace Heinrich, mon adjoint aux sports pendant 12 ans, l’ensemble immobilier aurait été rattaché à la commune d’Aubagne en 1963.Il est intéressant de souligner que la population de Carnoux était alors de 1400 habitants environ et celle de Roquefort-la-Bédoule de 1600 habitants environ. Ceci expliquant aussi cela

L’enquête du 27 juillet 1963 ayant échoué, un nouvel arrêté prescrivant une troisième enquête était signé le 8 septembre 1964 , soit un an plus tard qui posait à nouveau la question de l’érection de Carnoux en commune distincte.

On en revenait donc quatre ans après , à la première enquête celle de novembre 1960.

Une nouvelle Commission Syndicale est élue le 11 octobre 1964, composée cette fois-ci non pas de cinq mais de quatorze membres répartis de la façon suivante :

Secteur d’Aubagne : 3 élus ,   Président : Paul Lorriaux,  Membres : Alexandre Duisit , Paulin Ligeon

Secteur de Roquefort-la-Bédoule : 11 élus . Président : Adolphe Faure, Membres : Mme Gilberte Fayet,

MM.  Maret, Calandra, Couve, Domanski, Jofres, Lorenzini, Losno Renoir.

Le rapport justifiant la demande d’autonomie est remis en préfecture le 15 octobre 1964. Ce rapport reprenait les limites territoriales définies par l’arrêté préfectoral et reconfirmées par les communes d’Aubagne(par sa délibération du 26 octobre 1964) et de Roquefort-la-Bédoule (par sa délibération du 11 novembre 1964)

Pour justifier la demande, le souhait de la population, ce rapport précisait que Carnoux :

  1. constituait une entité géographique

  2. possédait des habitations au style architectural particulier

  3. connaissait une poussée démographique sans cesse croissante

  4. une centaine de commerces et une cinquantaine d’industries étaient prévus.

  5. un budget prévisionnel avait été approuvé par la préfecture

  6. la commune hériterait d’un équipement moderne et complet ( ouvrages réalisés par la CIF )

  7. enfin et surtout les intérêts carnussiens seraient menacés en cas de rattachement à Aubagne. Les priorités aubagnaises n’étaient pas celles des carnussiens.

Ce rapport est bien accueilli .

Le Conseil Général, à son tour , rédige un rapport le 2 décembre 1964 suite aux avis très favorables du Trésorier Payeur Général, du Directeur Départemental des PTT, de l’Inspecteur d’Académie, bref de toutes les Administrations concernées .

Puis par son vote unanime du 19 décembre 1964, le Conseil Général approuve finalement le projet d’érection de Carnoux en commune distincte.

Le dossier est transmis à Paris. Pourtant il faudra pour que le projet voit le jour pour qu’il soit enfin accepté, attendre le 26 août 1966, soit environ deux ans d’attente.

  En effet, les consignes, les directives n’étaient pas de créer de nouvelles communes, mais au contraire de procéder, déjà, à des regroupements de communes.

Le dossier donc, avait été mis de côté au Ministère de l’Intérieur.

En 1965 année des élections municipales en France, cinq carnussiens dont messieurs Faure et Maret sont élus à Roquefort-la-Bédoule. Le comité des cinq avait vécu, s’était dispersé .

Il aura fallu finalement l’intervention efficace du colonel Verlet auprès du Directeur de Cabinet du Ministre de l’Intérieur pour débloquer la situation et obtenir le fameux décret du 26 août 1966.

En effet c’est en 1966 , le 26 août que le décret ministériel portant création de la commune de Carnoux-en-Provence a été signé.

Le 26 août 1966 un autre décret portant institution d’une Délégation Spéciale dans la commune de Carnoux-en-Provence a été également signé par le Premier Ministre G. Pompidou , le Ministre de l’Intérieur R. Frey.

La Délégation Spéciale était composée de MM. Guido Verlet, Jean Cantaloup, et Pierre Couston

. Le 15 septembre 1966, M. Nicouleaud Secrétaire Général de la préfecture des Bouches du Rhône procédait à l’installation de la Délégation Spéciale présidée par le colonel Guido Verlet qui avait été désigné par le Ministre suite à son intervention et son déplacement à Paris.

Je tiens ce renseignement du colonel Verlet qui m’a fait cette confidence avant de nous quitter.

Cette installation marqua en fait la naissance officielle de Carnoux. Le rôle de la Délégation spéciale a été de courte durée ( 4 mois environ)

Les premières élections municipales eurent lieu le 8 janvier 1967.

Il fallu procéder à un deuxième tour le 15 janvier 1967 .

La première séance solennelle du Conseil Municipal se tint le 22 janvier 1967 à 10 heures du matin.

Pierre Maret à l’unanimité fut élu Maire de Carnoux.

Ce premier Conseil Municipal était composé de : 1 métropolitain et de 16 français d’outre-mer dont : 1 français de Tunisie, Pierre Maret, 11 français du Maroc et 4 français d’Algérie.

Voilà résumés les épisodes les évènements qui ont conduits à la naissance de notre commune. Ce que voulaient les carnussiens venus d’outre-mer, le souhait des fondateurs également c’était de veiller sur leurs propres affaires, s’administrer soi-même.

En mars 1971 le deuxième maire Adolphe Faure succède à Pierre Maret, il dirigera la commune jusqu’en décembre 1977 date à laquelle il démissionnera. Marc Laprie lui succédera et deviendra le troisième maire de janvier 1978 à mars 1983. Je le remercie d’être parmi nous. Vous pouvez l’applaudir.

Depuis mars 1983 je préside aux destinées de Carnoux.

Aujourd’hui, c’est donc notre liberté, notre indépendance, que nous célébrons par cette belle journée de juin.

Cette belle journée que nous devons à tous les participants, aux généreux donateurs, notamment le Conseil Général, aux responsables de toutes les Associations de Carnoux, aux directeurs d’écoles et aux enseignants, au Syndicat d’Initiative, au personnel communal, au corps des Sapeurs Pompiers, à la Police Municipale et à la Gendarmerie Nationale.

Je voudrais remercier plus particulièrement les membres du Comité du Trentenaire et sa Présidente Madame Vanina Vidal, mon adjoint à la culture, pour l’organisation de la fête et du beau défilé .

En conclusion et pour terminer je voudrais dire simplement que :

Venus d’outre-mer, des français, courageux, audacieux et entreprenants, ont fondé en quelques années dans un coin délaissé de Provence une ville… pas comme les autres .

Carnoux, cité à taille humaine, d’une superficie de 370 hectares dont 112 hectares soumis à l’ONF , avec ses 2.700 foyers, ses 1700 villas, et ses 430 piscines, est dotée aujourd’hui d’équipements collectifs modernes, d’ouvrages publics et d’habitations, réalisés dans le respect de l’environnement.

Notre volonté constante d’aménagement et notre désir de répondre au mieux aux attentes de chacun ont permis à Carnoux d’atteindre à l’aube du troisième millénaire son point d’équilibre et d’harmonie.

Posée comme un joyau sur son écrin de rocher, dominant la mer, Carnoux est devenu l’Oasis de verdure , rêvée par ses fondateurs .

Il appartient aux carnussiens d’aujourd’hui et de demain de gérer et de préserver ce patrimoine.

Jean Chaland.

Maire de Carnoux.

Chevalier de la Légion d’Honneur

Officier de l’Ordre National du Mérite.

 

 



Bilan sur trois mandats .
19 mars, 2011, 14:51
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CARNOUX – en – PROVENCE

1983 ——- 2001

000000000000000000000000000000

– Entrées : côtés Aubagne et Cassis : espaces verts et fleuris et arbres le long de la CD 41E

– Ronds-Points : des Barles, de Lou Caïre, de Notre Dame d’Afrique, du Stade.

– Aménagement sur ma demande : de l’entrée de Carnoux côté Aubagne (rond-point)

éclairage et élargissement du pont des Barles par le Conseil Général sur son budget !

– Création du Parc forestier municipal ( suppression habitations illégales : G.Burgoni )

skate bord à la demande pressante des jeunes.

– Création du sentier botanique et remise en place de la Croix, de la table d’orientation.

– Jardin du Mussuguet.

– Embellissement du Parc municipal ( la Crémaillère )

– Entretien et développement du Domaine Forestier en partenariat avec l’ONF.

– Aire de repos avec espace vert, dans le virage menant à la Corniche.

– Aménagement : Bois Joli ( lou caïre sud )

– Stade : deux terrains de football, dont un gazonné, avec arrosage automatique aménagements divers. Clôture, plantation arbres ( cyprès et pins d’Alep )

– Maison du gardien et vestiaires.

– Espace : pratiques sportives : saut en hauteur, en longueur, lancement poids, etc…

– Construction Salle des Sports ( Ignace Heinrich ) et locaux Carnoux Olympique Club.

– Terrains de sport à Lou Caïre.

– Plans pluriannuels : remise en état et amélioration du réseau d’eau potable et de l’assainissement. Suppression de la pompe de relevage à Plein Soleil.

– Construction d’un troisième bassin de filtration. Château d’eau sur le plateau des Lavandes.

– Suppression de la Station d’épuration. Raccordement du réseau d’assainissement à Marseille, via Aubagne ( 15 kms de canalisation )

– Plans pluriannuels : remise en état des chaussées et trottoirs. Sécurité routière.

– Aménagements : avenues du Verdon, la Corniche Massenet, Savorgnan de Brazza, Plein Soleil.

– Parking de la Mairie. Jardin et son cadran solaire.

– Aménagement du cimetière et parkings, création nouveaux columbariums paysagés.

– Désenclavement du plateau des Lavandes : Création de la Corniche et avenue Jean Bart prolongé (protection incendie) jusqu’au centre de vacances.

– Urbanisation du plateau des Lavandes : lotissement de l’Anguilla, terrain Meyer,

– Urbanisation Lou Caïre Nord et Sud.

– Suppression du Clic (boite de nuit illégale) et création réserve foncière de 10.000 m2.

– Construction : salle Arts et Loisirs.

– Création du Centre de vacances Changri-la. ( loyer porté à 300.000 francs par an )

– Construction : Crêche et Halte Garderie.

– Construction : Caserne de Gendarmerie et ses 10 logements.

– Création Ecole et Collège Saint Augustin.

– Construction : Centre Equestre .

– Construction : Local reliure

Suite ….

– Construction Bâtiment des Services Techniques Municipaux, bureaux et garages pour véhicules de service, sur le Plateau des lavandes.

– Aménagement Caserne des Pompiers ( ex- services techniques)

– Aménagement local Police Municipale (ex-crèche)

Aménagement local CCAS et Salle Tony Garnier. ( ex-restaurant La Vieille Auberge )

– Aménagement local Office de Tourisme ( ex-PMI )

– Aménagement ex-local SPE : pour PMI et Associations ( notamment Carnoux Racines )

–Création local SPE à Lou Caïre Nord.

– Aménagement des locaux du Centre Culturel, avec accès goudronné et parking au-dessus station service. — Création Bibliothèque Municipale (ex-Club Mille)

– Création Club des Jeunes ( ex- COC )

– Création Stade Scolaire et murs de protection pour riverains.

– Construction bâtiment scolaire ( extension école primaire )

– Création Maison de Retraite .

– Plan pluriannuel : Enfouissement des lignes électriques et téléphoniques : 1ère phase : Zone Industrielle et quartier Beau Séjour….

– Modification règlement de la Z.I. pour l’implantation d’Intermarché et diverses activités commerciales ( galerie du stade… )

– Espace protégé pour extension du cimetière ( côté cynodrome )

– Opposition contre « le tracé  » de la déviation envisagée par le Conseil Général en 1982.

–Animations : Carnaval , Fêtes de Noël , Vide-Greniers , Salon du Livre , Expositions diverses : Antiquaires, etc..

– Grande Fête pour la fin du 20ième Siècle, et l’arrivée du nouveau Millénaire.

 

 

Projets programmés :

— Aménagement Place Lyautey, Zone Industrielle ; Environnement paysagé et forum salle Arts et loisirs ; remise en état de la toiture des garages privés ; médiathèque ( suite achat terrain Phillipon et Fenneck )

— Maison des Associations ; Annexe Mairie ; Remplacement des préfabriqués scolaires.



Une vie en Indochne 1945 / 1965 .
22 novembre, 2010, 20:07
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La nouvelle version de  » Une vie en Indochine 1945 /1965   » a été publiée par les Editions l’Harmattan    le 2 novembre 2010.  Vous pouvez passer commande par mail à l’adresse  :  diffudion.harmattan@wanadoo.fr

   

 

 

 



Le saviez-vous ?
30 juin, 2010, 15:20
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Le saviez-vous…? ( 1 )

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Le 9 mars 1945, vers 20 heures, le Japon éliminait sauvagement par une attaque surprise la présence française en Indochine .

Près d’un siècle d’administration balayé en une nuit !

L’attaque surprise japonaise, minutieusement préparée, déclenchée sensiblement à la même heure sur tout le territoire de la Fédération Indochinoise, c’est à dire au Tonkin, en Annam, en Cochinchine, au Cambodge et au Laos, fut extraordinaire par sa rapidité. Foudroyante. Elle frappa de stupeur l’ensemble de la population et abouti à l’élimination immédiate de toutes les autorités civiles et militaires en place .

Quarante huit heures plus tard, le 11 mars, l’empereur Bao Dai, soumis à de fortes pressions, proclame l’abolition du protectorat français et le droit de son pays, le futur Vietnam, à l’indépendance.

Comment et pourquoi en était-on arrivé à cette funeste et tragique nuit du 9 mars 1945 ?

Pour le comprendre, il faut faire, faisons-le ensemble si vous le voulez bien, un retour en arrière et parler un peu du Japon.

L’objet de cet article n’est pas de faire un cours d’histoire mais il est utile de rappeler que, exception faite de quelques marchands Chinois et Hollandais qui étaient tolérés dans le port de Nagasaki, cette pointe avancée de l’archipel nippon vers la côte chinoise et malgré plusieurs tentatives russes et britanniques, le Japon ne s’est vraiment ouvert au commerce de l’occident qu’au milieu du 19ième siècle, avec l’arrivée en juillet 1853 du Commodore Perry le commandant de l’escadre américaine du Pacifique porteur d’un message du Président des Etats-Unis.

Le Japon est le pays des retournements rapides. Il passe très vite du Moyen-Âge à l’époque moderne.

Avec le rétablissement de l’autorité impériale, grâce à l’appui des Samouraïs, le Japon devint, sous l’ère Meiji de l’empereur Mutso Hito, dans la seconde moitié du 19ième siècle , une puissance avec laquelle il fallait désormais compter en Asie.

Au siècle dernier, toute notion de grande puissance ne se concevant pas sans colonies, le Japon va rapidement se créer un empire colonial aux dépens de ses voisins immédiats.

Après une guerre avec la Chine en 1894 qui se termine à son avantage par le traité de Shimonoseki, il étend son influence sur la Corée, obtient l’île de Formose et l’archipel des Pescadores, puis plante des jalons en Mandchourie.

La Russie s’opposant à ces visées impérialistes, une deuxième guerre avec l’Empire des Tsars, le consacre. La flotte russe de la Baltique est anéantie, au mois de mai 1905 , au large des Iles de Tsushima.

Port Arthur ( sur le territoire chinois, cédé à bail aux russes en 1898 par le Japon ) avait capitulé auparavant, en janvier, après un an de siège.

( 2 )

Cette éclatante victoire de l’Orient sur l’Occident est une étape capitale de l’histoire en Asie. Le Japon, en battant les Russes, donnait la preuve que les puissances occidentales n’étaient pas invincibles .

Mais trop sûr de lui , il va se lancer, pour poursuivre son ascension au niveau des puissances mondiales, dans des entreprises de plus en plus ambitieuses et risquées.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le gouvernement japonais, avec beaucoup de réalisme, décide de se ranger aux côtés des alliés pour s’emparer des possessions allemandes en Chine, notamment la base navale de Tsing Tao dans le nord de la Chine et celles du Pacifique.

En 1932, il s’installe en Mandchourie en créant le Mandchoukouo avec Puyi , le dernier empereur de Chine.

A partir de cette date, les militaires s’imposèrent de plus en plus, en adoptant une politique audacieuse d’expansion sur le continent chinois.

C’est ainsi qu’en juillet 1937, le Japon décide de se lancer dans une guerre ouverte avec la Chine. Il prend prétexte d’un incident entre des unités japonaises et des troupes chinoises – des coups de feu furent échangés sur le fameux pont de Marco Polo , non loin de Pékin – pour se risquer dans une gigantesque aventure qui devait le ramener en 1945 à l’intérieur de ses frontières : ce petit chapelet d’îles au large des côtes chinoises .

Aujourd’hui, on peut se demander si son plus grand et redoutable ennemi ne serait pas sous son sol : les tremblements de terre .

En effet aucun pays, aucun peuple au monde n’a eu à l’égard d’un vaincu, les sollicitudes que les américains témoignèrent aux japonais pour les aider à se relever. La constitution japonaise , toujours en vigueur actuellement, a été rédigé par des américains. Les japonais semblent l’avoir adoptée définitivement puisqu’ils ne songent pas à la renouveler ou la modifier .

Le Japon est devenu aujourd’hui une puissance économique qui s’impose avec force et vigueur sur tous les marchés.

Mais en 1945 c’est l’effondrement du rêve nippon : la grande sphère de co-prospérité de l’Asie du Sud-Est sous la bannière du Soleil Levant s’est volatilisée .

Malheureusement, comme je l’ai déjà dit, le 9 mars 1945 en une nuit la présence française en Indochine est balayée. Un siècle d’administration française éliminée.

Ce coup de poignard, aux prolongements et aux conséquences considérables, a été un acte prémédité, perpétré à dessein. Il a été aussi, pour le Japon, le dernier et tragique exploit d’une aventure militaire désormais condamnée.

 

( 3 )

L’histoire ne se refait pas. On peut le regretter. En effet, l’amiral Jean Decoux , Gouverneur Général de la Fédération Indochinoise, en dépit des épreuves et de l’action funeste des nippons, avait maintenu, avec de faibles forces, la souveraineté française pendant les cinq difficiles années de guerre.

Les trois souverains de la Fédération Indochinoise, l’empereur d’Annam, le roi du Cambodge, le roi du Laos et des millions d’indochinois, étaient restés fidèles à la France blessée et pourtant si lointaine.

Une fidélité non imposée par la force, en réalité inexistante, ou la contrainte, mais basée sur l’estime et la confiance en un avenir meilleur.

Il s’en est fallu, hélas ! , de quelques vingt semaines , pour que l’amiral Decoux ne remette à la France une Indochine fidèle et heureuse et ne devienne par la suite , libérée de l’emprise coloniale, dans l’esprit de l’important discours de Brazzaville du général de Gaulle, grâce à ses ressources le pays le plus riche du Sud-est asiatique avec l’aide de la France.

Mais le destin de l’Indochine a été tout autre.

Par sa situation géographique au cœur du Sud-est asiatique, la péninsule indochinoise présentait une importance capitale pour le Japon en guerre avec la Chine depuis 1937. En conflit ensuite avec les Etats-Unis, après l’attaque de Pearl Harbour, en décembre 1941, ils ont occupé successivement Hong Kong , la Malaisie, Singapour et les Philippines.

La promenade militaire à laquelle l’Etat-major nippon croyait au début de son conflit avec la Chine , s’était transformée avec les années en lointaines marches forcées de plus en plus suicidaires : les japonais n’ont jamais pu s’emparer de Tchongking, la capitale de guerre de Tchang Kai Cheik. Ils se sont heurtés et arrêtés aux gorges du fleuve Yang Tse Kiang .

Le blocus des côtes chinoises s’étant avéré insuffisant, inopérant malgré l’occupation des provinces limitrophes de la frontière sino-tonkinoise, l’Empire du Soleil Levant profita alors, du fait que la France avait un genou à terre, pour franchir une nouvelle étape . Il obtint très vite et facilement par la voie diplomatique, dès le mois de juin 1940 la fermeture de cette frontière sino-tonkinoise , à l’époque voie principale de ravitaillement par le chemin de fer Haiphong-Yunnanfu, via Laokay, des troupes nationalistes du maréchal Tchang Kai Cheik, puis à partir de septembre de la même année après l’attaque brusquée du poste frontière de Dong Dang et de Lang Son , l’occupation progressive de toute l’Indochine à laquelle l’amiral Decoux, successeur infortuné du général Catroux , ne put s’opposer.

Il ne put empêcher également , le rapport des forces en présence étant nettement en faveur des japonais , leur coup de force du 9 mars 1945.

Pourtant des plans de défense définissant la conduite à tenir face aux japonais avaient été élaborés.

 

( 4 )

Aussi surprenant et incroyable que cela puisse paraître, le Haut Commandement militaire français se laissa surprendre . Il ne prit pas suffisamment au sérieux les menaces nipponnes .

Cependant de nombreux indices auraient du l’alerter.

Dès la fin du mois de février 45 des informations obtenues par la Sûreté indiquaient que la fête du Têt ne se terminerait pas sans que les japonais ne prennent en main le contrôle de toute l’administration de l’Indochine. En 1945 les festivités du Têt s’achevaient le 10 mars.

Le 8 mars dans l’après-midi la Sûreté reçoit des informations très précises : le commissaire Fleutot porte lui-même ces renseignements au chef du B.S.M. (Bureau Sécurité Militaire) et au Chef d’Etat-Major de la division du Tonkin.

Toutes les Autorités civiles et militaires sont informées de ces indices .

Le général Mordant paraît sceptique et n’apporte que peu de crédit aux indications de la sûreté. Il avait été, bien qu’étant à la retraite, à l’insu du Gouverneur Général, désigné pour organiser la résistance, ses directives venant du Gouvernement provisoire d’Alger.

Le général Aymé, Commandant Supérieur des Troupes en Indochine, a une attitude identique. Il semble peu intéressé par les renseignements que lui transmet son chef d’Etat-Major… « Il baille à plusieurs reprises et s’impatiente… » Ils sont qualifiés de romans par son entourage.

Le général Sabatier responsable au Tonkin, est le seul à considérer avec sérieux les renseignements de la sûreté. Il prend aussitôt des mesures de précautions et gagne dans la nuit du 8 au 9 mars son PC de campagne à Phu Doan ( 100 kms au nord ouest d’Hanoi ) . Les troupes du Tonkin sont placées en état d’alerte le 9 en fin de matinée, puis «  quartier libre  » à partir de 15 heures !

A 20 heures les japonais attaquent… ! !

Par légèreté , incrédulité et imprévoyance, la Haut Commandement est surpris, mis hors de combat avant même que l’attaque japonaise ne se déclenche.

Sur tout le territoire , dans les grandes villes , la plupart des officiers sont faits prisonniers par traîtrise : soit après avoir été invités à déjeuner ou à partager un apéritif , en levant un verre à la gloire du maréchal Pétain et à l’amitié éternelle franco-japonaise, soit interceptés à domicile ou en rejoignant leurs unités..

A Saigon , le Gouverneur Général, le général Delsuc, et l’amiral Bérenger, sont tous les trois capturés à 20 heures 30 , sans pouvoir offrir la moindre résistance, à l’issue d’une dernière tentative de négociations prétendument faite pour éviter un bain de sang.

Les exigences nippones étaient inacceptables : elles imposaient une collaboration militaire entre le gouvernement général et le Japon.

 

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Voici un extrait de l’ultime rencontre entre l’amiral Decoux et l’ambassadeur japonais Matsumoto.

Matsumoto : « Je tiens à vous rappeler qu’une réponse favorable aux différents points de l’aide mémoire est attendue pour 21 heures par l’autorité militaire nippone. Si cette réponse ne lui parvient pas en temps voulu , il pourra en résulter une situation grave. Les troupes japonaises seraient dans ce cas obligées d’opérer par surprise…Avez-vous songé au sort des 40,000 français qui sont en Indochine…? »

Decoux : «Voulez-vous dire par là, Excellence, que des représailles pourraient être exercées sur les français d’Indochine ? S’il en était ainsi le Commandement nippon et votre gouvernement en assumeraient alors l’entière responsabilité non seulement devant l’Indochine et la France mais aussi devant le monde entier…»

Monsieur Matsumoto ne souffle mot. Il quitte les lieux à 20h 15 . Pendant ce temps-là , ici et là , depuis 20 heures sur tout le territoire les japonais sont passés à l’attaque. La résistance de nos troupes fut tenace, héroïque même. Quoique décousue et vouée à l’échec !

. Finalement toutes les troupes françaises basées en Indochine furent internées à l’exception de quelques isolés qui s’égaillèrent pour peu de temps dans la nature. Seul, le groupement du général Alessandri, parti de Tong, parvint à travers la jungle et les forêts de la haute région tonkinoise à gagner la frontière chinoise, après une longue et pénible marche de plus d’un mois et de nombreux combats d’arrière garde, il fut, à peine arrivé, désarmé et quasiment interné !

Des commandos composés d’hommes formés à la guérilla furent parachutés pour agir sur les arrières japonais. Mais, avec l’appui de la population contrainte par les japonais, dénoncés, ils furent presque tous capturés et mis hors de combat rapidement. Les rescapés de cette suicidaire équipée, dans des conditions difficiles, pénibles, franchirent à leur tour après quelques semaines de brousse la frontière chinoise. Certains maquis au Laos avec le soutien bienveillant des laotiens ont pu survivre jusqu’à la fin des hostilités.

Le comportement des japonais après leur éclatante et facile victoire fut très inégal. Il varia selon le degré de résistance des troupes françaises .

Certaines garnisons furent entièrement massacrées, leurs chefs décapités, les femmes violées. La population française fut très rapidement regroupée dans les cinq ou six principales grandes villes. Etroitement surveillée, entassée pêle-mêle par familles entières dans des bâtiments publics, les lycées, les hôtels, les résidences réquisitionnées.

Au Tonkin, de très nombreux prisonniers seront dirigés sur les camps de la mort de Hoa Binh, pour y demeurer jusqu’au mois d’août dans des conditions épouvantables.

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Les résistants dont les listes étaient entre les mains des japonais furent pour la plupart atrocement torturés par la Kempétaï , l’équivalent de la Gestapo .

Le bilan précis et total des pertes subies par les Troupes françaises ne pourra jamais être établi. Il est estimé à plus de 2.000 tués et disparus pour les seuls européens . Le nombre des blessés et des malades par épuisement est impossible à déterminer.

Les massacres , les viols , les humiliations ne durèrent fort heureusement que cinq mois .

Après la première bombe atomique sur Hiroshima le 6 août et la deuxième bombe le 9 août sur Nagasaki , le Japon capitule sans conditions.

En Indochine des dizaines de milliers d’hommes et de femmes doivent leur vie à l’effrayante bombe de mort.

Etaient-elle nécessaire ? pour que le Japon capitule .

Je pense que c’était nécessaire .

Certains prétendent encore aujourd’hui qu’il aurait suffit de larguer une bombe atomique dans la mer au large des côtes japonaises pour obtenir la capitulation du Japon . Les effets effrayants de la bombe disent-ils auraient fait réfléchir les chefs militaires nippons. C’est méconnaître la farouche et aveuglante détermination d’un certain nombre de Hauts Responsables à refuser la défaite.

Savez-vous par exemple que le 9 mars 1945, prenant leur vol de Guam, de Timian et de Saïpan, plus de 300 bombardiers B29 ( les super-forteresses ) emportant chacun 7 tonnes de bombes , font route , ce soir–là sur Tokyo.

C’est l’opération  » Meeting House  ».

Le 10 mars, de minuit à 3h30, survolant la capitale impériale à 1.500 m d’altitude l’armada américaine lance 2.000 tonnes de projectiles incendiaires à base de magnésium de napalm et de phosphore .

La température devient insoutenable , le vent attise l’incendie . Au matin du 10 mars les 2/5 de la ville sont ravagés . 35 km carrés sont détruits – 250.000 maisons ont disparues et le nombre des victimes jamais connu avec certitude est estimé à 200.000.

Cinq mois après, le 6 août, la bombe atomique fait 200.000 morts à Hiroshima, et trois jours plus tard 74.000 morts à Nagasaki .

L’orgueilleuse caste militaire , cruelle , inhumaine qui avait entraîné le Japon dans la guerre , dans cette folie meurtrière , s’est enfin inclinée , non sans avoir tenté obstinément, une dernière fois, d’empêcher l’empereur du Japon, le Mikado, d’intervenir pour demander à son armée de déposer les armes .

Après la capitulation du Japon le vide provoqué par le coup de force du 9 mars 1945 en Indochine était à combler .

L’Amiral Decoux enfermé et isolé dans une plantation du sud, à Loc Ninh, tenta désespérément mais en vain de reprendre ses fonctions et de rétablir la souveraineté française . Il en fut empêché .

 

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Vous connaissez la suite : l’Indochine est coupée en deux à hauteur du 16ième parallèle. Le Nord est occupé par les Chinois et le sud par les Anglais.

Le gouvernement provisoire d’Alger envoie ses représentants pour y restaurer la souveraineté française en attendant l’arrivée de l’Amiral Thierry d’Argenlieu et les troupes du Général Leclerc .

Mais au Nord déjà dans les fourgons chinois, Ho Chi Minh et sa suite sont revenus à Hanoi . Les difficultés commencent

Tout cela ,dans un premier temps se termine par les accords Ho Chi Minh / Sainteny du 6 mars 1946 . Accords précaires qui butent sur la question cochinchinoise. La rupture est définitivement consommée après les négociations menées tant en France que localement.

En décembre 1946 le Viet Minh passe à l’offensive armée ( attaque du 19 décembre , redite manquée du 9 mars 1945 ) .

C’est la guerre .

Elle a duré huit ans . Il a fallu attendre 1954 et la conférence de Genève , avec le douloureux épisode de Dien Bien Phu pour faire taire le canon une première fois

Pour peu de temps hélas.! Les américains ayant pris notre place devaient entreprendre une guerre plus longue qui s’est terminée un jour d’avril 1975 par la chute de Saigon .

Les anciens d’Indochine retrouveront, je pense après avoir lu ces quelques lignes , une page d’histoire enfouie dans leur mémoire .

Mais tous retiendront que l’Indochine française n’a pas été perdue après huit ans de guerre , mais a été perdue le 9 mars 1945 après une nuit tragique où son destin a basculé .

Jean Chaland .

Lieutenant ( ER ).

Chevalier de la Légion d’honneur

Officier de l’Ordre National du Mérite

Fait prisonnier le 9 mars 1945 et interné dans les camps de la mort de Hoa Binh (Tonkin ).

 

 


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